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Histoire de la commune:

Algérie – Draa-el-Mizan

 

Dra-el-Mizan
Informations
Pays     Algérie
Département Tizi-ouzou
Code INSEE 91516
Code postal 15400
Population 5508 hab. (1958)
Densité hab/km²
Nom des habitants
Superficie
Point culminant
Altitude 391 m
Coordonnées (long/lat) 3°50’01″ E / 36°32’06 » N
Localisation

1 Histoire de la commune:

  • 1.1 Histoire ancienne
  • 1.2 Présence française
  • 2 Repères géographiques
  • 3 Illustrations, photos anciennes
  • 4 Familles notables
    • 4.1 Les Maires jusqu’en 1962
    • 4.2 Les Notaires
    • 4.3 Les Curés
  • 5 A savoir pour vos recherches généalogiques
    • 5.1 Horaires d’ouverture de la mairie
    • 5.2 Dépouillements des registres paroissiaux
    • 5.3 Archives notariales
    • 5.4 Patronymes
    • 5.5 Remarques
  • 6 Bibliographie
  • 7 Liens utiles (externes)

 

H
Histoire de la commune:

Histoire ancienne: non connue. 

Ruines romaines: pas de passage des romains. 

Présence française:

  • Pirette :Par décret en date du 7 mars 1889, le nom de Pirette a été donné au centre de population colonisatrice européenne créé à Aïn-Zaouïa village de la commune mixte de Dra-el-Mizan.

En hommage à ce soidisant héros,colon qui résiste le 9 décembre 1839 à un milliers de cavaliers « Hadjouth » qui attaquent la ferme Ben-Seman prés du camp de l’Arbah. Le colon Pirette, (hisoire d’Algerie version française) seul, va résister toute la journée et mettre hors de combat plus d’une centaine d’assaillants en faisant croire à ses ennemis qu’il y a plusieurs défenseurs. A la nuit il réussira à décrocher et rejoindre le camp militaire de l’Arbah.(20 km environ de Boufarik)


  • Dra-el-Mizan (le fléau de la Balance) Centre créé en 1858 dans le département d’ Alger arrondissement de Ouzou.
  • Chef lieu de commnune en 1875 – ville et poste militaire formant deux quartiers distincts (commune mixte).

VEILLES PHOTOS!
Album : VEILLES PHOTOS!
Draa-El-Mizan à l'époque Française.
8 images
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Personnellités:

Amar Ouamrane:1919 – 1992 Né à Draâ El Mizan en 1919, il intégra les rangs de l’armée française. Après l’obtention de son certificat d’études primaires, il entra à l’académie militaire de Cherchell où il suivit une formation militaire.
Arrêté après le 8 mai 1945 suite à son refus de participer au massacre d’Algériens, il fut condamné à mort puis gracié en 1946.
Il retourna à son village et devint responsable au sein du Parti du Peuple avec Krim Belkacem. Son activité politique au cours de la campagne électorale de 1947 pour les élections municipales lui valut d’être de nouveau arrêté mais il réussit à s’évader et fut contraint, à partir de ce moment-là , de vivre dans la clandestinité.
Au déclenchement de la Révolution, il dirigea les premières opérations dans la région de Draa Ben Khedda. Il succéda à Rabah Bitat à la tête de la wilaya IV et devint membre du Conseil National de la Révolution Algérienne, chargé de l’armement et de l’approvisionnement.
En 1960, il fut nommé représentant du Front de Libération Nationale au Liban puis en Turquie. Il mourut le 28 juillet 1992
.

Krim Belkacem: était un homme politique et chef historique du Front de libération nationale durant la guerre d’indépendance algérienne. Né le 14 septembre 1922 à Draâ El Mizan en Kabylie, il est assassiné à Francfort le 18 octobre 1970.

Titulaire d’un certificat d’études à Alger, Krim Belkacem obtient un emploi auprès de la municipalité de Draa al Mizan. Son père, inquiet de l’intérêt de son fils pour les idées nationalistes, hâte son passage sous les drapeaux. Le jeune homme se retrouve mobilisé en 1943 dans le 1er Régiment des Tirailleurs Algériens où il est promu caporal-chef.

Démobilisé, Krim Belkacem adhère au PPA (Parti populaire algérien). Les autorités françaises se rendant compte de son influence sur la population le convoquent le 23 mars 1947 pour « atteinte à la souveraineté de l’État ». Après avoir pris l’avis du P.P.A, il prend le maquis. Des menaces et des mesures de rétorsion sont exercées sur son père qui refuse de livrer son fils. En représailles, il dresse une embuscade contre le caïd (son propre cousin) et le garde-champêtre. Le garde-champêtre est tué. En 1947 et 1950 il est jugé pour différents meurtres et condamné à mort par contumace. Il devient responsable du PPA-MTLD pour toute la Kabylie et à la tête des 22 maquisards qui composent son état-major il multiplie les contacts directs avec les militants et la population.

Son plus proche collaborateur est Amar Ouamrane. Le 9 juin 1954, Krim rencontre à Alger Mostefa Ben Boulaïd, puis Mohammed Boudiaf et Didouche Mourad, qui parviennent à le convaincre de la nécessité d’une troisième force.

Il passe un accord avec les cinq responsables du groupe des 22 rompt avec Messali Hadj en août 1954, sans tenir au courant les militants de son initiative. Devenu le sixième membre de la direction intérieure du F.L.N les six chefs historiques, Krim est le responsable de la zone de Kabylie au moment du déclenchement de l’insurrection, le 1er novembre 1954.

Il entre au C.E.E au lendemain du congrès de la Soummam en 1956 et domine le FLN-ALN en 1958-1959 comme vice-président du GPRA (Gouvernement provisoire de la République algérienne) et ministre des Forces armées.

Belkacem, qui a quitté l’Algérie après la bataille d’Alger, est alors allié à Ben Tobbal et Abdelhafid Boussouf contre Abane Ramdane. Vice-président du Conseil et ministre des Forces armées du GPRA en 1958, ministre des Affaires étrangères en 1960, de l’intérieur en 1961, il entame les négociations avec la France lors des Accords d’Évian en 1962.

Belkacem s’oppose à la création, par Ahmed Ben Bella, Houari Boumedienne et Mohamed Khider, du bureau politique du FLN. Il ne tarde pas à être forcé de se retirer. Après le coup d’État du 19 juin 1965, Krim Belkacem revient en politique dans l’opposition à la dictature. Accusé d’avoir organisé une tentative d’assassinat contre Boumedienne, il est condamné à mort par contumace par la justice algérienne. Exilé à Francfort (Allemagne), Krim Belkacem y est retrouvé assassiné, étranglé à l’aide de sa cravate dans sa chambre d’hôtel[1] le 18 octobre 1970; probablement avec la complicité des services secrets algériens de l’époque. Krim Belkacem sera ensuite réhabilité. Il repose depuis le 24 octobre 1984 au Carré des Martyrs.

Ali Mellah: C’est un 31 mars 1957 que le colonel Ali Mellah rejoignit la grande liste des martyrs.

Le colonel Si Chérif de son vrai nom Ali Mellah, était d’origine modeste; son père était imam du douar Taka à M’kira, dans la commune de Draâ El Mizan, en Grande-Kabylie. Né en 1924 au douar Taka, il reçut de son père une éducation arabo-islamique et fréquenta les écoles coraniques et les zaouias.
A l’âge de 21 ans, il adhéra au PPA et ne tarda pas à devenir responsable de Kasma (secteur) dans son douar. En 1947, il se heurta pour la première fois à l’administration coloniale, à l’occasion de la campagne électorale à laquelle il prit part en faveur du Mtld. Depuis lors, recherché par la police, il résolut de vivre dans la clandestinité. Condamné à mener une vie de fugitif, il dut un jour attendre, caché sur un olivier, à bonne distance de chez lui, qu’on vienne lui annoncer la naissance de son fils, Amar en 1948. Ce fut son unique enfant.

Afin de le soustraire aux recherches de la police, le parti le muta, tour à tour de, 1948 à 1954, à Tigzirt-sur -mer, à Aïn Bessem et plus tard comme responsable de la région de Dellys, Sidi Daoud et Baghlia. Quand il prit part au déclenchement du 1er Novembre 1954, il était à la tête des deux régions de Tigzirt et Azzazga. En 1955, bien que contraint de se replier à Aïn El Hammam à cause d’une blessure à la jambe, il continua, en étant encore sous traitement, à diriger son secteur. Une fois rétabli, il reprit son commandement et entreprit de favoriser la pénétration de la Révolution dans le Sud en commençant par les régions de Sour El Ghozlane et Ksar El Boukhari.Il prit une part active dans la préparation du congrès de la Soummam et devait assister à ses assises comme représentant du Sud (le Sahara), mais il dut rebrousser chemin pour faire face à une urgence signalée dans son secteur. C’est Amar Ouamrane, chef du maquis algérois qui le représenta au congrès et lut le rapport sur le Sud que le colonel Si Chérif avait préparé. Au terme de ce congrès, le Sahara fut érigé en wilaya VI, placée sous le commandement de Si Chérif, nommé colonel, membre suppléant du Cnra (Conseil national de la révolution algérienne), le colonel Ali Mellah était un homme de coeur. Bon, généreux et sensible, il était aussi un excellent orateur. Il saisissait chaque occasion, au cours de ses déplacements, pour réunir les moudjahidine et leur donner des conférences d’orientation politique et religieuse.Sur son chemin de retour de la vallée de la Soummam vers la wilaya VI, il s’est permis un bref arrêt nocturne dans son douar pour rendre visite à sa petite famille. Une visite qui s’avéra être la dernière. Comme son fils était couché, il n’osa pas le réveiller et se pencha pour l’embrasser avant de quitter le domicile. Un fils qui avait atteint l’âge de huit ans et qu’il n’avait pas vu grandir. C’est alors que quelques larmes tombèrent sur le visage de l’enfant et le réveillèrent. Voyant les yeux de son père inondés de larmes, le fils se mit à pleurer. C’est sur cette scène que le colonel Si Chérif quitta sa famille, pour ne plus jamais la revoir puisqu’il devait tomber au champ d’honneur, sept mois plus tard.